Allez manger de cette herbe qui est là

A Lourdes, Bernadette a rapporté les paroles de la Vierge et demandé de boire l’eau et manger l’herbe. Manger l’herbe ? Que voulait-elle vraiment dire ? De quelle herbe s’agit-il ? Et pourquoi en manger ? Voilà les questions auxquelles François Agnus répond dans son livre Lourdes, l’herbe de la grotte.

Manger l’herbe ?

Herbe de la Grotte - Manuscrit de BernadetteAnatz béver en’a hont e v’i lavar. Anatz minjar aquera èrba que troberatz aquíu, rapporte la jeune Bernadette. Et elle précise qu’elle l’a fait. Nous sommes le jeudi 25 février 1858.

 

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Gaston Febus construit le château de Mauvezin

Le château de Mauvezin, lo castèth de Mauvesin, dans toute sa splendeur retrouvée du XIVe siècle, domine les Baronnies, la vallée de l’Arros et l’abbaye de l’Escaladieu. Quelle est donc son histoire ? Albin Bibal, membre de l’Escòla Gaston Febus, qui acheta puis donna le château à l’Escòla, raconte. Continuer la lecture de Gaston Febus construit le château de Mauvezin

Le Commissaire Magret, un policier pas ordinaire

Les vacances ne sont-elles pas une bonne période pour découvrir ou redécouvrir quelques auteurs gascons contemporains, par exemple, les aventures savoureuses du Comissari Magret, ou Commissaire Magret ?

Jean-Louis Lavit, le créateur du commissaire Magret

Jean-Louis Lavit, auteur du Commissaire MagretJean-Louis Lavit, né à Lourdes en 1959, a une carrière de regent caminaire en Bigorre, puis de conseiller pédagogique. Toute sa carrière, il affirme sa conviction sur l’intérêt du bilinguisme pour les élèves.

Il publie son premier livre en 1994, Pelòt, pour lequel il obtient le Prèmi Pau Froment. Pelòt, rappelons-le, est ce bandit bigourdan qui se révolta contre le pouvoir central avec un panache et un cœur à la Robin des Bois. Depuis cette date, l’auteur a publié plus d’une dizaine de livres sur des sujets très divers.

Pour septembre 2018, il nous concocte le retour de son héros, lo comissari Magret, dans un nouveau roman policier qui s’intitulera Bèth peu de sau. Une contrepèterie qui présage un bon moment… Continuer la lecture de Le Commissaire Magret, un policier pas ordinaire

Escaladieu, monastère cistercien

En 1955, Ivan Douglas Frossard est propriétaire de l’abbaye de l’Escaladieu. Il écrit une monographie sur ce monastère, son histoire, sa description. Et ajoute de nombreux dessins qu’il réalise lui-même. Abbaye que vous aurez peut-être envie de visiter ?

Les débuts du monastère d’Escaladieu

Scala Dei (Escaladieu) au XIIe siècle, dessin de Ivan Douglas Frossard
Scala Dei au XIIe siècle, dessin de Ivan Douglas Frossard

Vaucher, moine de Citeaux, fonde en 1136 une petite abbaye au lieu-dit Capador [Source de l’Adour] sur les pentes du Tourmalet.

Bernard de la Barthe, l’abbé qui succède à Vaucher obtient des comtes de Bigorre de transférer cette abbaye dans un endroit plus hospitalier, au pied du château de Mauvezin. Grâce à la générosité des comtes, le bâtiment grandit en beauté.

En 1160, l’abbaye est consacrée sous la protection de la Vierge, au nom de Notre Dame de Scala Dei, Scala Dei en latin ou Escaladiu en parler local, Échelle vers Dieu. L’austérité qui y règne lui vaut le surnom d’école de vertu. C’est vite une halte pour les pèlerins. Continuer la lecture de Escaladieu, monastère cistercien

Lo gran Frédéric Mistral de Malhana qu’es mòrt !

Frédéric Mistral

Pour les félibres, l’année 1914 est doublement une année triste. C’est le 25 mars, la mort de leur champion et fondateur Frédéric Mistral puis le 1er août, la déclaration de guerre.
Le 9 mai 1914, le grand orateur gersois Fernand Sarran prononce à Notre Dame de la Daurade (Toulouse) , une superbe oraison funèbre en gascon, pour le grand Provençal qu’il connaissait bien. Elle sera largement diffusée. Miquèu de Camelat la qualifiera de cap d’òbra [chef d’œuvre]. Cette oraison explique à tous les peuples de langue d’oc rassemblés, ce qui animait Frédéric Mistral dans le combat d’une vie.
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14 – 18 vue par les Gascons : Bégarie, un destin tragique

Épisode 2 : Jean-Baptiste Bégarie (1892 – 1915) poète gascon prometteur, patriote, mort pour la France. Un destin tragique. Suite de l’épisode 1, 14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation. Pour information, les documents en lien sont complets, en graphie originale, en graphie classique et en français ; sauf Mireio qui n’est qu’en provençal et en français.

Bégarie est ébloui par le gascon

Bégarie Jean-BaptisteAprès avoir perdu sa mère à 12 ans, Jean-Baptiste Bégarie vit avec son père et son parrain à Gomer (64). Il suit l’école, le collège de Nay, puis rentre chez son oncle. En ce temps-là, les hussards noirs sont passés par nos régions et l’enseignement est strictement en français. Pourtant, à 18 ans, alors qu’il devise littérature avec son oncle, celui-ci lui donne La bouts de la Terre, journal félibréen fondé par Michel Camélat et Simin Palay qui paraitra de 1910 à 1914. Il est captivé par la beauté de la langue. Il lit alors les grands romans des auteurs du moment, Mireio de Frédéric Mistral, Beline de Michel Camélat, etc. Et il se lance dans l’écriture… Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : Bégarie, un destin tragique

Le grand amassaire Honoré Dambielle

Nos chansons gasconnes, un livre d’Honoré Dambielle, l‘amassaire de costumas (collecteur de traditions) vient compléter les 26 ouvrages de cet auteur déjà présents dans la bibliothèque de l’Escòla.

À n’en pas douter, les anciens aimaient chanter. Il existe des centaines, des milliers de chansons, dont beaucoup parlent de la vie quotidienne. Elles décrivent le travail, la vie, la nature… Elles sont souvent pleines de charme et de sensibilité. D’où viennent les chansons populaires, apprises de ses proches, répétées, transmises ? Souvent, il est difficile de le savoir. En revanche, elles accompagnaient les journées. Ne pas chanter était d’ailleurs signe de tristesse.

Nos chansons gasconnes est un recueil de huit chansons plutôt récentes qui ont été transmises de bouche à oreille. Heureusement, notre amassaire était là…

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14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation

Épisode 1 : La tension – la mobilisation – le premier mois – le regard de la France sur le sud.

C’est la guerre ! Mobilisation…

Ordre de mobilisation générale 1914On l’a appris à l’école, l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie, François- Ferdinand, déclenche la guerre 14 – 18. Bien sûr, d’autres causes complexes font monter la tension dans les années qui précèdent. Citons la montée du nationalisme en Allemagne, l’envie de revanche des Français de reprendre l’Alsace et la Lorraine, l’épouvantable bazar dans les Balkans et le peu de place de l’Allemagne dans les Colonies. Rappelons la dispute entre l’Allemagne et la France au sujet du Maroc, avec le coup d’Agadir en 1911…

Pour beaucoup de Français, dont les 22 millions de ruraux, tout cela est bien lointain. Et les guerres jusqu’alors n’engageaient que les armées de métier (même en 1870). Aussi, quand le 1er août 1914 à 15h45, la France décrète la mobilisation générale de 3 780 000 hommes, un tiers des hommes valides, c’est, selon l’historien Jean-Jacques Becker, la stupeur, la consternation et l’angoisse, bien plus que l’enthousiasme ou l’élan patriotique qui eux n’arriveront qu’en second. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation

Oiseau, ausèth, d’où vient ton nom?

Une suite à l’article Oiseaux du pays… Ausèths deu país

Après la parution la semaine dernière de l’article Oiseaux du pays… Ausèths deu país, Francis Beigbeder, l’auteur du livre dont nous nous sommes inspirés,  a réagi en nous envoyant un de ses articles, passionnant, Les noms d’oiseaux en gascon, traces de mythologie. Merci à lui. En voici quelques éléments piochés çà et là pour mieux connaître nos ausèths. Continuer la lecture de Oiseau, ausèth, d’où vient ton nom?