Soyez bon pour les vieux livres

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Vieux livres - Portrait de l'Abbé J-B Laborde-Escola Gaston Febus
Portrait de l’Abbé J-B Laborde-Escola Gaston Febus

La nécessaire conservation des vieux livres

Les vieux livres nous racontent des histoires du passé. Soyez bons pour eux. C’est la conclusion d’une conférence prononcée par l’Abbé Jean-Baptiste Laborde au Grand Séminaire de Bayonne, le 21 février 1921. Une invitation qu’entendent tous les amoureux des livres. Et en particulier ceux qui souhaitent préserver et partager les « vieux livres » de la Bibliothèque de l’Escòla Gaston Febus !

Une page est consacrée à Jean-Baptiste Laborde (1878-1963), prêtre, historien et écrivain béarnais.

Extrait de la conférence   « A propos du Catéchisme à l’usage du Diocèse d’Oléron »

« J’ai fini, Messieurs. Pour observer les règles, il faut une conclusion et je vais conclure en effet par une petite remarque qui n’a pas plus de prétention que le modeste livre qui a servi de thème à cette causerie. Je finis, comme dans un prospectus de Société protectrice, en vous disant : Soyez bons pour les vieux livres. Quand vous découvrirez quelqu’un de ces livres d’autrefois, misérable et abandonné, ne le condamnez pas au feu, comme on fait souvent.

Arrachez-le à la poussière et à la dent des rats. Ces vieux livres sont souvent très intéressants. À qui sait les interroger, ils racontent des histoires du passé, de ces histoires qui rendent souvent plus indulgent pour le présent ou qui aident à oublier un moment les brutalités ou les soucis de l’heure. C’est un acte de vertu et de charité chrétienne de traiter avec égards ces vénérables bouquins. Je lisais dernièrement que sainte Thérèse aima fort les livres, tout enfant, elle fut une lectrice intrépide. Plus lard elle leur garda un respect si attentif que, dans ses Constitutions, elle va jusqu’à prévoir une pénitence pour celui qui les traite sans soin.

En apercevant quelqu’un de ces bouquins mal peignés et crasseux comme un vieux mendiant, quelque malin sera tenté d’appeler votre bibliothèque un hôpital ou une infirmerie pour livres estropiés ou malades. Laissez dire avec philosophie. Quelque esprit pratique vous classera parmi les originaux ou les maniaques, à côté des collectionneurs d’assiettes de Samadet ou de timbres-poste. Il n’y a là rien d’infamant. Pour ma part je me console en pensant que cette catégorie ne se trouve pas dans la série des sept péchés capitaux. »

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