14 – 18 vue par les Gascons : Le choc du retour à la maison

11 novembre 1918, l’armistice est signé. Pour certains c’est le retour à la maison, un retour non sans appréhension et un retour qui ne ressemblera pas toujours à celui que l’on souhaitait. Les combattants et l’arrière ont vécu cinq années bien différentes. Les retrouvailles ne se passeront pas sans difficulté. Et la langue y perdra.

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, dernier épisode : Le choc du retour à la maison. Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation, à l’épisode 2, Bégarie un destin tragique, à l’épisode 3 : les Territoriaux du Gers, à l’épisode 4 : les femmes dans la guerre, et à l’épisode 5 : Les félibres, petit ou grande patrie ?, épisode 6 : Une permission à la maison. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : Le choc du retour à la maison

14 – 18 vue par les Gascons : Une permission à la maison

Cette guerre qui devait être rapide et qui n’en finit pas. Cette guerre où l’on entend en permanence le bruit des obus, les cris des blessés, cette guerre, tout le monde voudrait s’en échapper. La permission, rare, est l’occasion de ré-apprécier un instant, le cœur endolori, le parfum de sa région, la douceur de la maison. Édouard Moulia raconte.

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, épisode 6 : Une permission à la maison. Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation, à l’épisode 2, Bégarie un destin tragique, à l’épisode 3 : les Territoriaux du Gers, à l’épisode 4 : les femmes dans la guerre, et à l’épisode 5 : Les félibres, petit ou grande patrie ? Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : Une permission à la maison

Quand la politique soutient la langue

1871, la Troisième République s’installe. Depuis le suffrage universel (1848) les politiques doivent séduire les électeurs. À Orthez, le candidat républicain Louis Vignancour et le candidat soutenu par le Pouvoir Charles Chesnelong s’affrontent. Pour séduire le monde rural qui parle gascon, ils vont recevoir le soutien de batalaires (chroniqueurs) qui publient leurs textes en langue locale. Parmi ceux-là, deux vont jouter avec un grand talent : Catdèt de Hourcadut et Hillot de Hourquillat.

Le landais Paul Clavé, docteur de l’université de Toulouse, présente cet échange dans sa thèse La prose béarnaise des origines à 1939, publiée en 1980 seulement, sous le titre Prosateurs béarnais.

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14 – 18 vue par les Gascons : les félibres, petite ou grande patrie ?

Les trois revues de guerre et les félibre

La guerre, par sa mobilisation générale, crée un grand élan de rassemblement pour la France. Les félibres qui militent pour une reconnaissance et une renaissance de la culture des régions, doivent jongler avec la grande et la petite patrie. En Gascogne, trois grandes revues en langue régionale, fondées par des félibres, Reclams, Armanac de la Gascougno, Era bouts dera mountanho. Trois façons de se positionner. Louis Batcave, le président de l’Escole Gastou Fébus, pose le problème.

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, épisode 5 : Les félibres, petite ou grande patrie ? Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation, à l’épisode 2, Bégarie un destin tragique, à l’épisode 3 : les Territoriaux du Gers et à l’épisode 4 : les femmes dans la guerre. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : les félibres, petite ou grande patrie ?

Le Livre d’Or de Bayonne

Le Livre d'Or - Bayonne-vieilles rues

Au XIXe siècle, l’Abbé Bidache a récupéré les parchemins qui forment le cartulaire appelé Le Livre d’or de Bayonne. Il constitue le plus ancien livre de Bayonne. Et il les a transcrits pour que nous puissions les lire. Certains de ces textes sont écrits en gascon. Ce sont des actes qui datent de la première moitié du XIIIe siècle.
Voulez-vous partir à la découverte de ce vieux livre ?

En préface, il est dit : Cet humble prêtre, aussi laborieux que modeste, aimait passionnément son pays ; il avait un culte de prédilection pour ses vieux souvenirs et pour sa noble langue. Pendant près de vingt ans, il a recueilli les textes les plus curieux dans l’espoir d’enrichir un jour le trésor de notre histoire et de notre littérature locales.

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Allez manger de cette herbe qui est là

A Lourdes, Bernadette a rapporté les paroles de la Vierge et demandé de boire l’eau et manger l’herbe. Manger l’herbe ? Que voulait-elle vraiment dire ? De quelle herbe s’agit-il ? Et pourquoi en manger ? Voilà les questions auxquelles François Agnus répond dans son livre Lourdes, l’herbe de la grotte.

Manger l’herbe ?

Herbe de la Grotte - Manuscrit de BernadetteAnatz béver en’a hont e v’i lavar. Anatz minjar aquera èrba que troberatz aquíu, rapporte la jeune Bernadette. Et elle précise qu’elle l’a fait. Nous sommes le jeudi 25 février 1858.

 

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Gaston Febus construit le château de Mauvezin

Le château de Mauvezin, lo castèth de Mauvesin, dans toute sa splendeur retrouvée du XIVe siècle, domine les Baronnies, la vallée de l’Arros et l’abbaye de l’Escaladieu. Quelle est donc son histoire ? Albin Bibal, membre de l’Escòla Gaston Febus, qui acheta puis donna le château à l’Escòla, raconte. Continuer la lecture de Gaston Febus construit le château de Mauvezin

Escaladieu, monastère cistercien

En 1955, Ivan Douglas Frossard est propriétaire de l’abbaye de l’Escaladieu. Il écrit une monographie sur ce monastère, son histoire, sa description. Et ajoute de nombreux dessins qu’il réalise lui-même. Abbaye que vous aurez peut-être envie de visiter ?

Les débuts du monastère d’Escaladieu

Scala Dei (Escaladieu) au XIIe siècle, dessin de Ivan Douglas Frossard
Scala Dei au XIIe siècle, dessin de Ivan Douglas Frossard

Vaucher, moine de Citeaux, fonde en 1136 une petite abbaye au lieu-dit Capador [Source de l’Adour] sur les pentes du Tourmalet.

Bernard de la Barthe, l’abbé qui succède à Vaucher obtient des comtes de Bigorre de transférer cette abbaye dans un endroit plus hospitalier, au pied du château de Mauvezin. Grâce à la générosité des comtes, le bâtiment grandit en beauté.

En 1160, l’abbaye est consacrée sous la protection de la Vierge, au nom de Notre Dame de Scala Dei, Scala Dei en latin ou Escaladiu en parler local, Échelle vers Dieu. L’austérité qui y règne lui vaut le surnom d’école de vertu. C’est vite une halte pour les pèlerins. Continuer la lecture de Escaladieu, monastère cistercien