Le Livre d’Or de Bayonne

Le Livre d'Or - Bayonne-vieilles rues

Au XIXe siècle, l’Abbé Bidache a récupéré les parchemins qui forment le cartulaire appelé Le Livre d’or de Bayonne. Il constitue le plus ancien livre de Bayonne. Et il les a transcrits pour que nous puissions les lire. Certains de ces textes sont écrits en gascon. Ce sont des actes qui datent de la première moitié du XIIIe siècle.
Voulez-vous partir à la découverte de ce vieux livre ?

En préface, il est dit : Cet humble prêtre, aussi laborieux que modeste, aimait passionnément son pays ; il avait un culte de prédilection pour ses vieux souvenirs et pour sa noble langue. Pendant près de vingt ans, il a recueilli les textes les plus curieux dans l’espoir d’enrichir un jour le trésor de notre histoire et de notre littérature locales.

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Le gascon, culture et langue indissociables ?

Gascon - Culture et langue-à la une

Devons-nous considérer comme indissociables la culture et la langue d’une région ? Les Gascons ont-ils une culture propre ? Et dans ce cas, les Gascons perdent-ils leur culture en oubliant leur langue ? Quelques réflexions pour la rentrée appuyées sur des travaux dont celui du philologue Léonce Couture. Continuer la lecture de Le gascon, culture et langue indissociables ?

Lo gran Frédéric Mistral de Malhana qu’es mòrt !

Frédéric Mistral

Pour les félibres, l’année 1914 est doublement une année triste. C’est le 25 mars, la mort de leur champion et fondateur Frédéric Mistral puis le 1er août, la déclaration de guerre.
Le 9 mai 1914, le grand orateur gersois Fernand Sarran prononce à Notre Dame de la Daurade (Toulouse) , une superbe oraison funèbre en gascon, pour le grand Provençal qu’il connaissait bien. Elle sera largement diffusée. Miquèu de Camelat la qualifiera de cap d’òbra [chef d’œuvre]. Cette oraison explique à tous les peuples de langue d’oc rassemblés, ce qui animait Frédéric Mistral dans le combat d’une vie.
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Oiseau, ausèth, d’où vient ton nom?

Une suite à l’article Oiseaux du pays… Ausèths deu país

Après la parution la semaine dernière de l’article Oiseaux du pays… Ausèths deu país, Francis Beigbeder, l’auteur du livre dont nous nous sommes inspirés,  a réagi en nous envoyant un de ses articles, passionnant, Les noms d’oiseaux en gascon, traces de mythologie. Merci à lui. En voici quelques éléments piochés çà et là pour mieux connaître nos ausèths. Continuer la lecture de Oiseau, ausèth, d’où vient ton nom?

Oiseaux du pays… Ausèths deu país

Le guide des oiseaux de Gascogne

Oiseaux en gascon - la couverture de "Auseths" - Francis BeigbederLe Guide des oiseaux d’Europe, livre de Roger Peterson, 1954 est la référence depuis plus de 60 ans. Il a été traduit en douze langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires. Les illustrations sont claires, les contenus succincts et précis. Chaque oiseau est présenté sous son nom latin, anglais, allemand, espagnol, français, hollandais, italien, suédois. Oui… mais pas en gascon ! Continuer la lecture de Oiseaux du pays… Ausèths deu país

Les devises de Febus, comment les écrire ?

Devises de Gaston Febus - Febus me feTrois devises pour Gaston Febus

Trois devises sont attachées à Gaston Febus. On peut lire Febus me fe sur la tour du château de Pau ou de Montaner. Febus aban est son cri de guerre, pourrait-on dire. Enfin, la troisième est Tòcas-i se gausas (en graphie occitane actuelle) ou Touches-y si tu oses (en français).

Comment écrire ces devises

Seulement voilà. Comment Gaston Febus et ses contemporains du XIVe siècle écrivaient-ils cette fière menace ?

Cette question nous a amené à ouvrir une nouvelle rubrique sur ce site, nommée Langue.

Et pour la réponse, un linguiste, Jean Lafitte nous fait une proposition grâce à une recherche documentée et précise. Les visiteurs pressés pourront aller directement à la troisième page, chapitre Conclusion ou à la page du site La devise de Gaston Febus.

Gasconnismes, faut-il se soigner ?

Gasconnismes - la couverture du livre de M. DesgrouaisLes gasconnismes : Henri IV en faisait lui-aussi

Bien parler une langue, tout un programme ! Quand nous nous y essayons, nous traduisons parfois quelques locutions de notre langue maternelle, qui sont impropres dans la langue d’élocution. Les Gascons n’échappent pas aux gasconnismes quand ils parlent français.

Notre Henri IV, parfaitement instruit, utilisait lui-aussi, quelques gasconnismes. Vastin Lespy en releva quelques-uns dans les lettres du roi. Par exemple, Je ne me suis pu trouver sur le port à votre arrivée. Les Gascons reconnaîtront la position du personnel et le choix de l’auxiliaire No’m soi podut trobar…

Plus tard, au XVIIIe siècle, M. Desgrouais, professeur au collège royal, entreprend d’éduquer ses concitoyens. Il relève avec attention les “erreurs” des Gascons. Il voudrait les aider à corriger leurs gasconnismes dans leur façon de parler le français. Continuer la lecture de Gasconnismes, faut-il se soigner ?