14 – 18 vue par les Gascons : les félibres, petite ou grande patrie ?

Les trois revues de guerre et les félibre

La guerre, par sa mobilisation générale, crée un grand élan de rassemblement pour la France. Les félibres qui militent pour une reconnaissance et une renaissance de la culture des régions, doivent jongler avec la grande et la petite patrie. En Gascogne, trois grandes revues en langue régionale, fondées par des félibres, Reclams, Armanac de la Gascougno, Era bouts dera mountanho. Trois façons de se positionner. Louis Batcave, le président de l’Escole Gastou Fébus, pose le problème.

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, épisode 5 : Les félibres, petite ou grande patrie ? Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation, à l’épisode 2, Bégarie un destin tragique, à l’épisode 3 : les Territoriaux du Gers et à l’épisode 4 : les femmes dans la guerre. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : les félibres, petite ou grande patrie ?

14-18 vue par les Gascons : Les femmes dans la guerre

Les femmes françaises-propagande américaine

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, épisode 4 : Les femmes dans la guerre. Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation, à l’épisode 2, Bégarie un destin tragique, et à l’épisode 3 : les Territoriaux du Gers.

Si les femmes ne sont pas sur les champs de bataille, elles jouent un rôle-clé dans la continuation de la vie économique du pays et dans le soutien de l’effort de guerre. Un rôle dans lequel elles vont s’épuiser…

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14 – 18 vue par les Gascons : les Territoriaux du Gers

La Guerre 14 – 18 vue par les Gascons, épisode 3 : Les Territoriaux du Gers. Fait suite à l’épisode 1, La mobilisation et l’épisode 2, Bégarie un destin tragique. Voulez-vous suivre le parcours du 135e R.I.T., les Territoriaux du Gers, durant la guerre ?

Les Territoriaux, qu’es aquò ?

Les territoriaux
Les “pépères” – dessin de Georges Leroux, L’Illustration – 1916

Les Régiments d’Infanterie Territoriale, R.I.T., étaient composés des hommes âgés de 34 à 39 ans. Considérés comme trop âgés et insuffisamment entraînés pour intégrer un régiment de première ligne, les Territoriaux, aussi nommés les “Pépères”, ont joué un grand rôle pendant la Grande Guerre 14–18.
En complément, la Réserve de l’Armée Territoriale incorpore des hommes âgés de 40 à 45 ans, puis rapidement, des hommes âgés de 46 à 49 ans. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : les Territoriaux du Gers

14 – 18 vue par les Gascons : Bégarie, un destin tragique

Épisode 2 : Jean-Baptiste Bégarie (1892 – 1915) poète gascon prometteur, patriote, mort pour la France. Un destin tragique. Suite de l’épisode 1, 14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation. Pour information, les documents en lien sont complets, en graphie originale, en graphie classique et en français ; sauf Mireio qui n’est qu’en provençal et en français.

Bégarie est ébloui par le gascon

Bégarie Jean-BaptisteAprès avoir perdu sa mère à 12 ans, Jean-Baptiste Bégarie vit avec son père et son parrain à Gomer (64). Il suit l’école, le collège de Nay, puis rentre chez son oncle. En ce temps-là, les hussards noirs sont passés par nos régions et l’enseignement est strictement en français. Pourtant, à 18 ans, alors qu’il devise littérature avec son oncle, celui-ci lui donne La bouts de la Terre, journal félibréen fondé par Michel Camélat et Simin Palay qui paraitra de 1910 à 1914. Il est captivé par la beauté de la langue. Il lit alors les grands romans des auteurs du moment, Mireio de Frédéric Mistral, Beline de Michel Camélat, etc. Et il se lance dans l’écriture… Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : Bégarie, un destin tragique

14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation

Épisode 1 : La tension – la mobilisation – le premier mois – le regard de la France sur le sud.

C’est la guerre ! Mobilisation…

Ordre de mobilisation générale 1914On l’a appris à l’école, l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie, François- Ferdinand, déclenche la guerre 14 – 18. Bien sûr, d’autres causes complexes font monter la tension dans les années qui précèdent. Citons la montée du nationalisme en Allemagne, l’envie de revanche des Français de reprendre l’Alsace et la Lorraine, l’épouvantable bazar dans les Balkans et le peu de place de l’Allemagne dans les Colonies. Rappelons la dispute entre l’Allemagne et la France au sujet du Maroc, avec le coup d’Agadir en 1911…

Pour beaucoup de Français, dont les 22 millions de ruraux, tout cela est bien lointain. Et les guerres jusqu’alors n’engageaient que les armées de métier (même en 1870). Aussi, quand le 1er août 1914 à 15h45, la France décrète la mobilisation générale de 3 780 000 hommes, un tiers des hommes valides, c’est, selon l’historien Jean-Jacques Becker, la stupeur, la consternation et l’angoisse, bien plus que l’enthousiasme ou l’élan patriotique qui eux n’arriveront qu’en second. Continuer la lecture de 14 – 18 vue par les Gascons : la mobilisation