La semaine mondiale de la Gascogne

Pour la première fois, en 2024, existe la semaine mondiale de la Gascogne. Une façon d’attirer l’attention sur notre région. Du 22 au 29 juin.

Semaine mondiale de la Gascogne

Promoteur de la Semaine Mondiale de la Gascogne
Promoteur de la Semaine Mondiale de la Gascogne

Une première. Elle concerne toute la région et aussi, plus timidement en cette première année, d’autres pays comme les USA ou le Japon. L’idée est de promouvoir la Gascogne, de la faire connaitre dans toutes ses dimensions : culturelles, économiques… Une idée qui est déjà en vigueur dans d’autres régions : Galice, Catalogne, Bretagne.

Et les Gascons ne manquent pas d’idées. Par exemple,  l’office de tourisme Armagnac & D’Artagnan Tourisme anime un concours toute la semaine qui permettra de gagner des tee-shirts de la marque « Fier d’être Gascons ».

Dans plusieurs villes, on prévoit des dégustations, même à Times Square (New-York), ou des conférences comme « Le revival gascon » à Hossegor (Landes), « Lo gascon qu’es aquò? » à Castéra-Verduzan (Gers) et tant d’autres.

Robert Verdier défend la semaine mondiale de la Gascogne à Tokio
Robert Verdier à Tokyo

Ajoutez des concerts de musique traditionnelle, des expositions, des portes ouvertes ou autres visites d’ateliers et vous aurez une belle animation de la semaine.

Si, à l’étranger, il n’y a pas encore beaucoup de manifestations, on peut quand même citer l’action d’Arianne Daguin à New York et de sa fondation All For One One for All (tous pour un et un pour tous) et celle de Robert Verdier et de son entreprise Midi Pyrénées K.K, basée à Tokyo. Ils organisent là-bas un repas typiquement gascon.

Pour connaitre les manifestations de la Semaine Mondiale de la Gascogne , cliquer ici.

L’Escòla Gaston Febus participe 

Parler de la Gascogne est une part importante de la mission de l’escòla. À travers sa maison d’édition Reclams, elle vient de créer une collection de guides touristiques en français qui valorisera les villes et contrées de la Gascogne.

Il s’agit de montrer ses richesses historiques, économiques, environnementales, culturelles (ses traditions, sa cuisine, ses légendes, sa langue…). Deux guides sont sortis : Luishon / Bagnères de Luchon et cette semaine Lescar, première capitale historique du Béarn. Une conférence à Lescar même aura lieu le 8 juillet à 19 h à la mairie.

Afin d’entrer dans l’intimité de la contrée, les guides sont bâtis avec l’aide de personnes du cru et d’associations locales, comme l’Ostau comengés pour Luchon.

Luishon

Luchon Reine des Pyrénées- Mucha
Luchon, Reine des Pyrénées (affiche de Mucha)

Vous connaissez Luchon, la ville thermale ? Mais connaissez-vous l’homme qui coupait les arbres ? Et celui qui en plantait ? Savez-vous qui a dit : « Les thermes de Luchon sont les premiers après ceux de Naples » ? Avez-vous mangé un pasteràs ? Avez-vous rencontré Tantugo ? Les Luchonnais vous ont-ils confié leur secretEth miélhor medecin, qu’ei eth topin (Le meilleur médecin, c’est la marmite) ? Le guide de Luchon répond à toutes ces questions et à bien d’autres encore !

Lescar

Luchon Reine des Pyrénées- Mucha
Cathédrale de Lescar, le chasseur maure unijambiste

C’est la cathédrale de Lescar et sa célèbre mosaïque de l’archer maure, amputé d’un pied. C’est la nécropole des derniers rois de Navarre. Et c’est aussi lo libe terrèr, (le terrier) de 1643, un ancêtre du cadastre, écrit en gascon béarnais, qui nous donne le nom de tous les propriétaires, l’inventaire de leurs biens, la nature des sols : las tèrras lauradissas (terres cultivables), los camps (les champs), etc. Le guide présente aussi l’évènement « les mystères de la cité », le surnom des Lescariens : los brojassèrs (les mangeurs de bròja). Vous y trouverez même la recette !

Gasconha que vau plan ua hèsta

C’est ce que nous dit le Cercle gascon de negòcis, rebaptisé depuis cette année Hèit en Gascohna. Cette association, créée il y a trois ans rassemble une bonne quarantaine d’entrepreneurs qui veulent valoriser notre région, notre langue, nos produits. Vous en connaissez probablement plusieurs.

« Nous avons pris le critère linguistique pour définir la Gascogne, c’est-à-dire les territoires où l’on parle gascon depuis des temps immémoriaux.  » précise le président. D’ailleurs, ce sont les traditions, les liens sociaux et les souvenirs qui l’attachent à la région.

Jean-Luc Lagrave

Jean-Luc Lagrave, président du Cercle de Negocis Gascons
Jean-Luc Lagrave, président de Hèit en Gasconha

Le président Jean-Luc Lagrave, surnommé Joanòt,  vit dans les Landes mais est né à Bayonne. Avec son frère, il est le créateur des vêtements Adishatz. Ils ont commencé en 2012 par créer un tee shirt 100 % Gasconha, c’est-à-dire entièrement fait chez nous, depuis le design jusqu’à la confection. Pour la production, ils utilisent les circuits courts afin de diminuer l’empreinte carbone, et l’emploi des matières déjà stockées ou recyclées.

Il a élargi sa production avec Gasconha Couture et l’Atelier A. Pour ces mois de juillet et aout, il prévoit de lancer MODAQUI (mòd’aquí),  une boutique éphémère qui réunira dans l’atelier de Capbreton, plusieurs marques locales.

« Plus qu’un simple évènement culturel, la Semaine mondiale de la Gascogne est un moment de partage et de convivialité. L’occasion pour les Gascons de se rassembler et célébrer leur culture, mais aussi pour les visiteurs de découvrir la chaleur humaine et valoriser les savoir-faire locaux », précise Jean-Luc Lagrave.

Ariane Daguin

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Ariane Daguin est la fille du chef André Daguin. Née dans le Gers et installée aux États-Unis, elle ne cesse de valoriser la Gascogne. « Mon père m’a transmis la passion du terroir » répète-t-elle.

Là-bas, elle a créé la marque D’Artagnan qui vend du foie gras et des viandes de qualité aux restaurateurs et épiceries spécialisées. Son commerce est devenu une institution. En 2019 déjà, elle avait envoyé 20 chefs américains découvrir la cuisine locale chez nous : le foie gras, l’armagnac… et aussi les traditions comme un pèla-pòrc (tue-cochon) à Montadet dans le Savès (32).

Elle est infatigable quand il s’agit de défendre notre art de vivre. Entre autres, elle a créé les Gasconneries à Paris, une journée de présentation de nos produits à des professionnels. « Lorsque les visiteurs entreront, on leur servira un verre de brûlot d’armagnac et on leur donnera une serviette, avant qu’ils s’installent pour déguster les demoiselles de canard, avec les doigts », annonce clairement Ariane Daguin. Une coutume que son père pratiquait à l’hôtel de France (restaurant deux étoiles Michelin) à Auch.

Alors, elle s’est associée très naturellement à l’opération « semaine mondiale de la Gascogne ». D’autant plus facilement qu’elle est membre de l’association Hèit en Gasconha !

Elle précise : « En Gascogne, on sait bien boire, bien manger et s’amuser, mais on est très sérieux et fiers quand on parle de nos produits ».

David Lesbarreres

David Lesbarrères
David Lesbarrères président du Centre Leclerc de Saint-Vincent-de-Tyrosse

Il est président du centre Leclerc de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Son père est gersois, sa mère est landaise et il lui a semblé naturel de mettre son pays en avant dans son magasin. En avant, en proposant des produits de producteurs locaux, et aussi, ce qui est plus rare, en mettant en avant la langue gasconne sur la signalisation.  Si vous y allez, arrêtez-vous au Viste hèit pour prendre un café.

Un bel exemple de gasconnité ou même de gasconnitude qui montre que, peut-être, il faut juste oser.

 

 

 

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Anne-Pierre Darrées

écrit en orthographe nouvelle